
Les ventes de vêtements et de textile ont chuté de 15 % en valeur en septembre 2026 en France, confirment les données définitives de l’Institut Français de la Mode (IFM) publiées le 29 octobre, et la météo trop douce en est la principale cause.
- Septembre 2026 : -15 % sur un an, et -16,5 % par rapport à septembre 2019.
- Les magasins décrochent de 17,6 %, la vente en ligne recule elle aussi de 11,4 %.
- Sur neuf mois, le marché reste en baisse de 2,7 %, avec une vente en ligne en légère hausse (+1,4 %).
- Pour l’acheteuse, des collections d’hiver restées en rayon avant le Black Friday du 27 novembre.
Que disent les chiffres définitifs de l’IFM ?
Le panel de l’IFM mesure chaque mois la consommation d’habillement et de textile en France. Pour septembre 2026, le verdict est sévère : -15 % en valeur par rapport à septembre 2025, selon les chiffres définitifs relayés le 29 octobre par FashionNetwork.
La comparaison avec l’avant-Covid est encore plus parlante : face à septembre 2019, le recul atteint 16,5 %. Et la base de comparaison n’était déjà pas flatteuse, puisque septembre 2025 avait lui-même reculé de 5,6 % selon les données provisoires de l’IFM citées par FashionUnited.
Pourquoi les Françaises n’ont-elles pas acheté leur pull ?
La réponse tient d’abord au thermomètre. D’après Météo-France, septembre 2026 est le deuxième mois de septembre le plus chaud enregistré depuis 1900. Difficile d’avoir envie d’un manteau en laine ou d’une paire de bottes quand on sort encore en robe légère.
La mode vit sur un calendrier décalé : les collections automne-hiver arrivent en boutique dès la fin août. Quand la chaleur dure, ces pièces restent sur les portants et les achats sont simplement repoussés, pas forcément annulés.
L’Alliance du Commerce, qui avait qualifié le mois de « catastrophique » pour l’habillement, pointe un second frein : l’inflation tirée par les prix de l’énergie, en hausse de 21,2 % sur un an selon son bilan cité par FashionUnited. Moins de pouvoir d’achat, moins de déplacements vers les zones commerciales éloignées.
Boutiques ou sites en ligne : qui a le plus souffert ?
Aucun circuit n’y échappe, tous affichent un recul à deux chiffres. Les points de vente physiques sont les plus touchés, avec -17,6 %. Le e-commerce ne joue pas son rôle d’amortisseur habituel et perd 11,4 %.
Les chiffres définitifs ont légèrement corrigé la première estimation publiée le 19 octobre. Le tableau ci-dessous compare les deux versions.
| Indicateur | Provisoire (19 octobre) | Définitif (29 octobre) |
|---|---|---|
| Marché total, septembre 2026 | -15,0 % | -15 % |
| Magasins physiques, septembre | -16,8 % | -17,6 % |
| Vente en ligne, septembre | -11,9 % | -11,4 % |
| Cumul sur neuf mois | -3,1 % | -2,7 % |
Lecture de connaisseuse : la révision est plus sévère pour les magasins, plus douce pour le web. Sur neuf mois, l’écart se creuse entre les deux mondes : -4,6 % pour les boutiques, +1,4 % pour la vente en ligne.
Où en est le marché sur l’année 2026 ?
À fin septembre, le chiffre d’affaires cumulé des distributeurs de mode recule de 2,7 % en valeur par rapport aux neuf premiers mois de 2025. Par rapport à 2019, la baisse atteint 11 %.
Autrement dit, septembre a effacé une bonne partie de la résistance observée depuis janvier. Les enseignes comptent désormais sur deux leviers, selon FashionNetwork : la baisse des températures et les temps forts promotionnels de fin d’année.
Qu’est-ce que cela change pour vos achats d’hiver ?
Un mois de septembre raté laisse des stocks d’automne-hiver plus fournis que prévu. Pour une acheteuse, c’est plutôt une bonne nouvelle : le choix de tailles reste large sur les manteaux, les mailles et les bottines, là où, d’habitude, les pièces phares partent dès octobre.
Ce contexte rend logiques des opérations commerciales plus nombreuses à l’approche du Black Friday, le vendredi 27 novembre 2026. Rien ne garantit en revanche des remises plus fortes : chaque enseigne arbitre selon ses stocks et sa trésorerie.
Le bon réflexe face à un prix barré : depuis 2022, la réduction affichée doit être calculée à partir du prix le plus bas pratiqué dans les 30 jours précédant la promotion. Notez le prix d’une pièce repérée dès maintenant, vous saurez fin novembre si la remise est réelle.
Autre paramètre pour les commandes hors Union européenne : après la taxe minimale de 3 euros instaurée le 1er juillet sur les petits colis de moins de 150 euros, des frais de traitement d’au moins 2 euros s’appliquent dès le 1er novembre à tous les envois de vente à distance, rapporte FashionNetwork.
Faut-il acheter son manteau maintenant ou attendre ?
Tout dépend de la pièce. Pour un manteau en laine de qualité, dans une taille courante, attendre la fin novembre peut se tenter : les stocks sont là. Pour une taille rare, une couleur très demandée ou une petite marque qui produit en quantité limitée, mieux vaut ne pas jouer avec la rupture.
Un conseil de vendeuse : essayez en boutique maintenant, au calme. Les magasins, les plus touchés par la baisse, ont du temps à vous consacrer, et vous connaîtrez votre taille exacte le jour où une promotion tombe en ligne.
Questions fréquentes
De combien les ventes de vêtements ont-elles baissé en septembre 2026 ?
Pourquoi les ventes d’habillement ont-elles chuté en septembre ?
Les promotions seront-elles plus fortes au Black Friday 2026 ?
À retenir
- Septembre 2026 : -15 % de ventes d’habillement, un mois noir causé surtout par la chaleur.
- Les boutiques souffrent plus que le web, sur le mois comme sur l’année.
- Les collections d’hiver sont encore bien fournies : le choix de tailles est large.
- Avant le Black Friday du 27 novembre, notez les prix dès maintenant pour juger les remises.
